
Collioure, 29 décembre 2025, photo de l’auteur
Voici la suite des aventures de Samuel Monsalve à Port-Vendres. Traducteur du poète infraréaliste Mario Santiago Papasquiaro en français (Conseils d’1 disciple de Marx à 1 fan d’Heidegger, Allia, 2023 ; Rêve sans fin, L’Extrême contemporain, à paraître en 2026), il marche sur les traces d’un homonyme chilien qui aurait connu et hébergé ce poète dans la ville durant les années 1970. Après avoir exploré Barcelone dans l‘épisode précédent, ses pas le portent cette fois du côté de Collioure… Nous tenons à remercier Saïd Aouad pour ses explications et les images reprises à la fin du texte.
Quand nous avons fait notre retour en gare de Port-Vendres, l’après-midi était déjà bien avancé. Le paysage toujours plongé sous les nuages gris, l’humidité, les arbres avaient les pieds dans l’eau. Nous avons tiré les volets et dormi ; puis cuisiné, dormi encore ; et ce n’est que la veille de notre départ que le soleil a enfin illuminé les riants coteaux catalans.
Le chemin de Collioure supposait de passer sous les voies de chemin de fer par un petit sentier puis de remonter entre les vignes jusqu’à une éminence surmontée d’un fort militaire ayant reçu le nom de Saint-Elme. Des fortifications se seraient trouvées à cet emplacement du temps de Charles Quint, et même peut-être des Maures. L’obsession obsidionale gangrène donc ces rivages depuis une date bien antérieure à l’époque où Vauban se chargea personnellement de rénover le château royal de Collioure, usant de ses fameux plans en étoile.
Collioure est une sorte de Saint-Tropez qui n’a pas trouvé sa Brigitte Bardot, et on ne comprendra pas Port-Vendres tant qu’on ne se sera pas rendu à Collioure, à trois quarts d’heure de marche seulement. C’est le bourg médiéval, auquel il fallait son hub mercantiliste. Le charme d’une cité désormais bourgeoise et touristique, contre une ville neuve qui conserve quelque chose de presque prolétarien, malgré la bétonisation touristique.
Un artiste local a vendu un 1% à la région1. À douze endroits stratégiques, un cadre rococo isole le clocher de Collioure du reste du paysage. Le château fort se situe juste à côté.
La baie de Collioure, apprenons-nous une fois que nous nous sommes rapprochés, est un haut lieu d’entraînement pour certains régiments d’élite qui ont su s’illustrer en Algérie, dans les années 50 et 60 du dernier siècle. Le fort Béar, situé non loin, sur la rive occidentale de la baie de Port-Vendres, abrite je ne sais quel Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine ou RPIMA. Sous les murs du château, on s’adonne donc régulièrement à des exercices aussi utiles que récréatifs, qui se déroulent sous les yeux ravis des touristes. Malgré la douceur du soleil qui menace de s’évanouir rapidement, nous nous enfonçons dans les arcades ténébreuses du château royal.
Il y a un ancien et un nouveau corps de bâtiment. Il y a même trois parties à cet ensemble, auquel s’est greffé une sorte de couvent. Nous comprenons que Vauban, lorsqu’il refait la place, qui était une des résidences d’été des rois de Majorque, décide de raser la ville médiévale pour mettre en place un système de fossés et de redoutes. Est-ce une vengeance ? Son désir explicite était de pouvoir aménager la baie de Port-Vendres, qui aurait permis selon lui d’édifier une forteresse inégalée sur le reste du pourtour méditerranéen. Il a dû se contenter de Collioure, où les murs sont épais, et le travail accompli promis à un brillant avenir.
Nous sommes sur le point de ressortir quand nous repérons un dernier espace dédié à une exposition. L. sillonne déjà les talus herbeux des contreforts. Moi, je suis englouti par ce sous-sol où un Espagnol consacre une exposition saisissante à un épisode de la vie du château : les quelques mois de 1939 où, dans la foulée de l’arrivée des exilés espagnols, le fort a été converti en camp spécial, destiné à recevoir les éléments subversifs ou récalcitrants qui avaient le cran de s’élever contre leur placement en camps de concentration.
Deux ouvrages de Grégory Turban nous apprennent que, dès les premiers mois de 1939, de gigantesques rafles furent organisées dans toute la région, comptant sur la vigilante complicité d’une partie des habitants des villes et villages de Catalogne. Les vagabonds étaient traqués et ceux qui ne parvenaient pas à se soustraire aux contrôles de la police ou à la délation de la population en se faisant embaucher comme saisonniers dans les exploitations, finissaient parqués dans les camps. Le château de Collioure était réservé à quelques centaines de réfugiés qu’on voulait briser, les isolant parfois dans des cellules individuelles minuscules, situées tantôt dans les catacombes tantôt dans les parties supérieures de l’édifice. Brûlantes ou glacées selon la saison.
La vaste trame d’Austerlitz de Sebald me revient en mémoire, plus précisément le rebondissement inattendu qui donne leur sens aux digressions inaugurales sur les délires obsidionaux de Vauban, lorsqu’on découvre que toute la dépense architecturale, des temps modernes au XIXe siècle, stérile pour les besoins de la défense militaire, trouve son point d’aboutissement dans la logique concentrationnaire de l’ère industrielle, au moment où la forteresse belge de Breendonk est transformée en chambre de torture par la SS, tandis que les murs du neuvième fort de la lointaine ville lituanienne de Kaunas se couvrent de graffitis, par exemple ce Nous sommes neuf cents Français relevé par Dan Jacobson dans Heschel’s Kingdom et probablement tracé au moment où plus de trente mille personnes y étaient méthodiquement assassinées.
Collioure, dernière station d’Antonio Machado, mort sur le chemin de l’exil. Un rude chemin. Quelles vies, quelles morts Collioure est-il encore voué à accueillir ? Écrirons-nous un jour sur les parois de ses catacombes ?
Quand nous ressortons, ma tête tourne un peu. Les vignes sont éclairées par le soleil déclinant. Les rues s’animent, l’heure de la pause post-prandiale est passée, les commerçants ouvrent à nouveau leurs échoppes. Nous reprenons le chemin de Port-Vendres tandis que le ciel se teinte de crépuscule.
Je regarde les vignes et me dis : depuis sa petite ville océanique de la Serena au Chili, B. n’a fait que suivre les chemins de l’exil. Que Barcelone soit devenu un point de ralliement dans le sillage de l’écrasement des mouvements révolutionnaires d’Amérique latine, comment s’en étonner ? Et quoi de plus naturel qu’une fois à Barcelone, B. ait éprouvé le besoin de suivre cet atlas des migrations imaginaires, retrouvant Banyuls, Port-Vendres, sollicitant peut-être des mêmes exploitants vignerons ou maraîchers les emplois qui avaient permis le salut de ses précurseurs ?
Nous tentons de suivre un GR pour ne pas revenir sur nos pas, c’est-à-dire ne pas repasser par Saint-Elme. La difficulté tient à la construction avancée de la côte d’Argelès à Banyuls, l’étau ne se desserrant qu’aux abords accidentés de Cerbère. Aux moellons des fortificateurs a succédé le béton des promoteurs. La garrigue a été rongée par les résidences de vacances, vacantes à la morte saison. L’encagement, la segmentation d’un espace résidentiel hanté par la même logique paranoïaque que l’aménagement du littoral au temps de Louis XIV donne sincèrement un côté banlieusard à cette rive glorieuse. Et donc nous avions le choix : repasser par les monts, au prix de la traversée d’un de ces sinistres faubourgs, ou longer la départementale plus près de la mer, sans trouver le moindre sentier continu apte à relier la ville fortifiée et le havre mercantiliste.
Nous optons pour la première solution. Sur quelques centaines de mètres, peut-être plus d’un kilomètre, nous suivons un sentier argileux, où les schistes nous servent de marches d’escalier tandis qu’un filet d’eau ruisselle sous nos semelles. La lumière est déjà grise lorsque nous atteignons un faubourg de l’autre côté. Dans les rues vides, nous sinuons entre quelques crottes de chien et nous retrouvons bientôt derrière l’esplanade, séparés d’elle par les bâtiments de l’ancienne caserne désormais convertie en centre d’art.
Le commerçant de l’autre jour ne nous a pas menti en vantant le succès du marché de Noël. Par curiosité, après avoir contourné l’édifice, nous en franchissons le point de sécurité sous la bénédiction des vigiles, et constatons que sur le tapis encore à peu près rouge, déjà à peu près sec, plusieurs centaines de personnes font ripaille, s’enjaillant au son de la musique.
Sous les platanes de l’ancienne place Louis XVI, je m’attarde devant l’obélisque tandis que L. s’engouffre dans une cave où un père et son fils, venus des hauts de Perpignan, font déguster leurs productions. Le fils songeait à une autre vie mais le Covid l’a ramené au bercail, qu’il ne quittera peut-être donc jamais, et où il s’est mis à son tour à cultiver le raisin. Son père le laisse en première ligne, pour expliquer ce qui distingue ses vins minéraux, tirés dans des bouteilles bourguignonnes, des terroirs liquoreux des alentours.
Pour l’heure, je reste devant l’obélisque ceint d’une clôture, qui se dresse sur une portion non végétalisée de l’aire de parking. Une plaque rose, composée avec une fonte liée, retrace l’histoire de ce symbole maçonnique, surplombant la rade depuis l’érection de la ville moderne aménagée par le maréchal de Mailly en l’honneur du roi Louis XVI. Est-ce parce qu’il honore le commerce et les colonies que ce monument consacré au Roi a survécu à la Révolution ?
Aux quatre coins du petit enclos trônent des emblèmes en forme de vasque, autour desquels il me semble visualiser les corps de plusieurs dauphins. Du moins dans mon souvenir. Il me faudrait y retourner pour en être certain. Ce que je peux dire, c’est qu’ils représentaient les quatre continents ; et que l’écriteau reproduisait les bas-reliefs en bronze qui ornaient autrefois les quatre côtés de l’obélisque. Respectivement : L’Amérique indépendante, La Marine relevée, La servitude abolie [en France] et la Liberté de commerce. L’espace d’un instant, j’ai eu l’impression de voir ces plaques fondues en 1793, que leurs reflets me blessaient les yeux, tellement ils semblaient à leur place dans le paradis géométrique au centre duquel je me trouvais.
Nous sommes loin du petit port de pêcheur fantasmé. Je songe avec nostalgie qu’il va falloir rentrer et que je n’ai pas mis un pied dans les grottes où Arturo Belano et Ulises auraient passé une nuit il y a près de cinquante ans. C’est alors qu’une BMW vintage de couleur sombre s’arrête à ma hauteur, et que je me fais accoster par un Gitan engoncé dans le siège passager. Des étuis d’instruments de musique s’entassent sur la banquette arrière. C’est bien ici le marché de Noël ? me demande le type. Je lui réponds que oui, c’est ce qu’il me semble. Vous êtes sûr qu’il n’y en a pas d’autre ? interroge-t-il encore. Sur le moment, je me demande ce qu’il lui faut, s’il le trouve trop petit ou quoi. Avec le recul, je crois que c’est le contraire. De l’aveu de notre amphitryon du premier soir, c’est une coutume récente. Le musicien ne devait pas s’attendre à pareille affluence, à telle logistique, une espèce de camp de base dans une ancienne caserne, qui ne manque ni de public ni d’obélisque.
Le pas rythmé par les basses qui s’éloignent, nous nous engageons le long du quai bordé de casiers où à une heure matinale, on s’adonne à la criée. Soudain, une envie urgente me prend d’acheter un carnet pour noter le nom des bas-reliefs, de peur de les oublier. Au même moment, nous passons devant une boutique qui, malgré la nuit, demeure ouverte. Ou plutôt n’est qu’en voie de fermeture.
Le patron rentre des présentoirs chargés de cartes-postales et de breloques. Je lui demande s’il vend des carnets. Un carnet comment ? me demande-t-il. Un petit carnet, je réponds. Il nous invite à entrer, même s’il est évident qu’il n’a pas cet article en stock. Le patron a un certain âge. Il a l’assurance d’un homme à qui on ne la fait pas. Une idée me traverse l’esprit, comme un éclair. « Vous n’auriez pas connu un Osvaldo Monsalve, peintre chilien, qui vivait rue Lamartine ? »
Le patron se fige. Il me regarde d’un air changé. « Pourquoi vous me demandez ça ? » répond-t-il.
Je lui explique que je traduis un poète que cet Osvaldo a hébergé dans le temps, avec d’autres amis à lui.
« Je l’ai bien connu. C’était un peintre chilien, un réfugié politique. Vous me donnez la chair de poule. »
J’allais lui annoncer mon propre nom de famille mais ces derniers mots m’ont arrêté.
Je l’écoute. Le patron a travaillé dans la restauration. D’abord serveur chez Pujol, en moins de deux ans, il est devenu le bras droit du chef de l’établissement. C’est là qu’il a connu Osvaldo, un habitué. Attendez, ajoute-t-il, il faut que je vous montre quelque chose…
L’homme sort son téléphone tandis que je suis L. des yeux, qui s’est approchée des présentoirs et commence à les faire pivoter. Je me rends compte que nous ne sommes pas dans un kiosque comme je l’ai tout d’abord pensé, mais dans un magasin de photo. Les cartes postales sont sans doute réalisées sur place. « Le port a l’air d’avoir pas mal changé », dis-je au patron en avisant des clichés d’époque tirés en noir et blanc sur de grandes plaques en aluminium. L’un d’eux montre un voilier, devant lequel des tonneaux de vin s’étalent par dizaines, peut-être par centaines. Pourtant, me dis-je maintenant, le grand dessin est resté le même, tel que fixé sur le plan de la ville neuve tracé par Charles de Wailly, architecte royal contemporain du Claude Nicolas Ledoux à qui on doit la Rotonde de Stalingrad. Eux-mêmes contemporains d’Étienne-Louis Boullée, le bien-nommé, dont nous avons suivi les élucubrations utopiques dans un chef-d’œuvre de Peter Greenaway intitulé Le Ventre de l’architecte, à notre retour de Barcelone.
Regardez, dit le patron qui a enfin retrouvé ce qu’il cherchait. Sur l’écran de son téléphone, nous découvrons un tableau aux couleurs vives, le portrait d’une femme voilée. « C’est ma tante. Un jour, j’ai invité Osvaldo à dîner. Dans un coin, il y avait une photo. Un portrait d’elle. Il m’a demandé s’il pouvait me l’emprunter. Quand il est revenu au café quelques jours plus tard, il m’a dit : j’ai une surprise pour toi, est-ce que tu peux passer à la maison ? Le tableau était là. Magnifique, non ? Selon lui, le plus dur, ça a été le regard… »
Le portrait de la tante a en effet quelque chose de saisissant.
L. lui tend une carte postale qu’elle a choisie sur l’éventaire. Je lui demande si, quand il est arrivé, le port était comme sur les photos où l’on distingue des voiliers, où les containers brillent par leur absence et où les travailleurs, visibles, prennent de la place dans la vie de la rade. Mais non. C’était avant. Une bonne partie des clichés sont des frères Sanchez, petits-enfants de Manuel Sanchez, un Andalou qui a ouvert le premier studio de photographie de Port-Vendres à la fin du XIXe siècle. Les Sanchez se sont succédé sur trois générations et avaient encore leur boutique sur le port dans les années 70. Quand il a ouvert à son tour son propre magasin, le patron, un de leurs meilleurs clients, s’est vu confier le soin des archives de la famille, ce qui fait qu’il a aujourd’hui accès à toute la mémoire photographique de Port-Vendres.
Il est tard. Notre homme a rendez-vous. Nous ne voulons pas l’empêcher d’aller prendre l’apéro. Revenez demain, nous dit-il. On aura le temps de causer. Je lui demande son nom.
« Saïd ».
Je lui indique mes nom et prénom à mon tour mais il ne semble pas leur attacher beaucoup d’importance. La coïncidence le frappe moins que ma simple présence en ces lieux et la question saugrenue que je me suis permis de lui poser.
Nous nous sommes levés trop tard pour retrouver Saïd. Nous n’avons fait qu’un petit tour avant de nous diriger vers la gare, gravissant le vignoble autour de la maison où nous avons séjourné. Toujours les schistes nous servant de marches, les ruisseaux rendus par la terre gorgée d’eau.
Nous atteignons un petit col. Nous pourrions poursuivre notre ascension en longeant la crête ou nous engager dans l’autre vallée qui s’étire vers Banyuls. Nous faisons quelques pas dans ce sens et passons alors devant une drôle de bâtisse, où vit une vieille maquisarde. Elle semble s’occuper de sa vigne toute seule, hors saison. Des tags féministes ornent la benne à ordures située à l’angle du chemin. Good Girls go to heaven. Bad girls go where they want ! Je me demande si elle est l’autrice de cette inscription, gravée à proximité d’un personnage féminin juché sur une sorte de Harley et dont les mollets expriment toute leur pilosité.
Nous poursuivons sur une centaine de mètres. L. sort son instrument de musique, tandis que je me contente de regarder le paysage. Je fais le plein de lumière, qui a cruellement manqué ces derniers jours.
Pendant la nuit, j’ai rêvé qu’au terme d’une longue journée, j’étais arrivé dans une grotte et que mort de fatigue, je m’étais endormi, blotti au milieu d’un troupeau de moutons. Un peu plus tard, entendant le chant des oiseaux, pressentant le monde en train de s’éveiller, je tentais de sortir mais un cyclope me barrait la route. Alors je me suis souvenu de la ruse d’Ulysse. Rassuré, je me préparais à l’imiter lorsque j’ai pris conscience qu’autour de moi, il n’y avait pas le moindre mouton. Je n’étais pas dans une grotte mais dans un cachot humide des oubliettes du château de Collioure.
Des cris m’ont tiré de ma songerie. J’ai d’abord cru que les oiseaux répondaient aux gammes de L., comme cela arrive souvent, surtout quand on monte dans les aigus. Mais non. C’était un hululement humain, si je puis dire. La vieille maquisarde devait être en train de répondre à ce son inhabituel, ou simplement de s’adresser allez savoir à qui, peut-être aux puissances de la nature. En d’autres temps, elle aurait été la sorcière du village. La maison, avec sa vigne dont elle semblait prendre soin toute seule, selon des moyens peut-être anthroposophiques et assurément biodynamiques, était en tout cas on ne peut mieux située pour la faire soupçonner.
Nous sommes redescendus sur le sol stratigraphié et, après avoir momentanément cru avec d’autres passagers que notre train était annulé, sommes montés dans les wagons qui devaient nous conduire à Perpignan.

Saïd Aouad à Port-Vendres, 29 décembre 2025, photo de l’auteur

Peinture d’Osvaldo Monsalve, 1988, photo Saïd Aouad

Photographie de Port-Vendres, archive Sanchez
1 La « règle du 1 % » (aussi dite « 1% artistique ») est un dispositif de 1951 obligeant les maîtres d’ouvrages à consacrer 1% du coût de construction d’un ouvrage public à l’acquisition d’une œuvre d’art dédiée à lui [Note À bas bruit].
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